Habitat 67 : l'utopie concrète de l'Exposition Universelle de Montréal
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Habitat 67 : l'utopie concrète de l'Exposition Universelle de Montréal

30 novembre 2019
L. Ryckwaert

Waow ! C'est bien ce qui vient à l'esprit en découvrant Habitat 67. Conçu par Moshe Safdie pour l'Expo 67, cet ensemble de 158 logements empilés reste une des réalisations architecturales les plus audacieuses du XXe siècle.

Waow ! C'est bien ce qui nous vient à l'esprit la première fois que l'on découvre Habitat 67 à Montréal. Rien de tel qu'un passage au Canada pour aller visiter ce monument de l'architecture du XXe siècle.


L'histoire d'une utopie réalisée


Habitat 67 a été conçu par l'architecte israélien Moshe Safdie alors qu'il était encore étudiant à l'Université McGill. Présenté à l'Exposition Universelle de 1967 — "la plus grande exposition de tous les temps", marquant le centenaire du Canada — cet ensemble de logements empilés devait démontrer qu'il était possible de combiner les avantages de la maison individuelle (terrasse, jardin, vues multiples, lumière) avec la densité de la ville.


Une prouesse technique et architecturale


158 appartements empilés dans des blocs de béton préfabriqué et armé d'acier. La toiture de chaque logement inférieur constitue la terrasse-jardin du logement supérieur — chaque appartement a ses trois côtés dégagés et ses vues. 15 configurations possibles, de 1 à 4 chambres. Salles de bains et plans de travail coulés en une seule pièce.


Les vues sont exceptionnelles : la Cité du Havre, le fleuve Saint-Laurent, le pont Jacques-Cartier.


Les équipements collectifs


La résidence dispose d'un tennis, d'une piste cyclable le long du fleuve, d'une navette privée, d'une sécurité 24h/24, d'une laverie commune, de caves et d'un dépanneur sur place. Tous les appartements sont climatisés et chauffés collectivement.


Un regard critique et admiratif


Soyons honnêtes : Habitat 67 est loin d'un bâtiment passif. Les déperditions thermiques sont importantes, les longs couloirs communs sont peu efficaces, et la performance énergétique était loin d'être la priorité en 1967.


Mais l'audace de la démarche reste fascinante. Moshe Safdie avait 25 ans. Il a réalisé quelque chose de jamais vu. Et c'est toujours aussi saisissant aujourd'hui.


Laurence Ryckwaert — Voyage à Montréal

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